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PROGRAMME

 

SOIRÉE DÉcouvertes

 

Cette soirée vient clôturer un projet pédagogique de sensibilisation des jeunes au spectacle vivant, soutenu par la Fondation Crédit Agricole Alpes Provence et Cotelub. Les collégiens engagés dans cette aventure artistique proposeront une restitution de 15 minutes, présentée en ouverture des spectacles des compagnies invitées.

restitution des collégiens

Ateliers d’éducation artistique et culturelle

Cette soirée vient clôturer un projet pédagogique de sensibilisation des jeunes au spectacle vivant, soutenu par la Fondation Crédit Agricole Alpes Provence et Cotelub. Les collégiens engagés dans cette aventure artistique proposeront une restitution de 15 minutes, présentée en ouverture des spectacles des compagnies invitées.

Les compagnies invitées

Agath[a]

Cie

winona

Les nuages ne tombent jamais

Cie LES OISEAUX PERCHÉS

Sounds & Sonal

Jeune Ballet du CAFEDANSE

Agath[a]

Spectacle : Agath[a]

Chorégraphie et interprétation : Maureen Leverne

Mise en scène : Margaux Maignan

Scénographie : Camille Bourmault

Lumières : Margaux Richard

Durée : 20 minutes

Agath[a] raconte l’histoire d’une femme investie de lourdes responsabilités professionnelles. Elle évolue dans un cadre très structuré, où l’émotion n’a que peu de place. Un matin, alors qu’elle reçoit un appel décisif et s’apprête à diriger une réunion déterminante, une série d’événements vient dérégler sa routine organisée et fissurer cette façade de contrôle. Peu à peu, d’autres facettes émergent : une joie enfouie, une énergie débordante, mais aussi une vulnérabilité plus profonde et des zones d’ombre longtemps contenues.

La pièce pose alors la question : peut-on réellement n’être qu’une seule personne lorsque nos vies sont parfois multiples ? Agath[a] interroge la notion de charge mentale, cette accumulation de responsabilités visibles et invisibles, professionnelles et personnelles, qui cohabitent en permanence. Comment laisser place à l’émotion, au plaisir et au vivant lorsque tout nous pousse à tenir, gérer et anticiper ?

À la fois intime et universelle, la pièce fait écho aux contradictions qui traversent chacun.e. Nous sommes tous.tes constitué.e.s de plusieurs traits de personnalité, né.e.s à différents moments de notre vie, façonné.e.s par l’éducation, les rencontres et nos expériences. Avec le temps, ces fragments se croisent, s’entremêlent et construisent un être complexe et singulier.

Après cinq années d’études d’ingénieur et deux années passées dans le secteur de la microélectronique, j’ai choisi de me consacrer pleinement au domaine artistique. Le monde de l’entreprise m’est apparu comme un système normé, laissant peu de place à la liberté individuelle, à la sensibilité et aux convictions personnelles. L’observation des comportements professionnels m’a permis de percevoir les différentes personnalités, révélant parfois une ambivalence entre sphère professionnelle et sphère intime.

J’ai choisi de m’éloigner de ce cadre pour m’investir dans ma passion. La danse est devenue pour moi un espace essentiel d’expression de l’identité, des émotions et des idées. À travers un travail d’introspection, j’ai relié les traits de ma personnalité à des expériences de vie marquantes, entre sociabilité, périodes de doute, rigueur et exigence héritées de mes études et de ma pratique artistique. De cette réflexion sont nées cinq facettes distinctes, portées à leur extrême et matérialisées sous la forme d’un jeu de cartes, constituant les traits de personnalité d’Agatha, personnage principal de ce solo.

COMPAGNIE WINONA

La Compagnie Winona est née en avril 2025 d’un désir d’explorer les zones d’ombre et de lumière qui composent nos identités et notre société.

À la frontière des disciplines, la Compagnie Winona fait dialoguer la danse et le théâtre, mêlant le corps et la voix pour exprimer ce que les mots seuls ne suffisent pas à dire. La création devient alors un espace de révélation : celle des émotions enfouies, des contradictions intimes et des multiples visages qui cohabitent en chacun de nous.

La Compagnie Winona affirme qu’il n’existe pas une seule manière d’être, mais une infinité de façons de se réinventer. Elle se veut un lieu de recherche, de sincérité et de métamorphose.

Les nuages ne tombent jamais

Spectacle : Les nuages ne tombent jamais

Chorégraphie et interprétation : Julien Rossin & Nahuel Barrios

Création sonore : Matthieu Perrin

Complice dramatrugie : Irène Reva

Création lumière : Jade Rieusset

Regard extérieur : Nacim Battou

Création costume : Miguel Peñaranda Olmeda

Durée : 30 minutes

Le duo formé par Nahuel Barrios — danseur de Krump, également formé au Hip-hop, à d’autres styles de danse et aux arts martiaux — et Julien Rossin — danseur contemporain et Hip-hop, également formé au théâtre et au chant — met en scène la rencontre de deux hommes, deux jeunes adultes issus de cultures et de pays différents.

À travers leurs corps hybrides, nourris d’influences multiples, ils dialoguent, s’affrontent et se rejoignent pour explorer des questions fondamentales : leur rapport à la masculinité et à la vulnérabilité.

Ils interrogent la manière dont, dès l’adolescence, ils ont été conditionnés à incarner un certain modèle d’homme aux yeux de la société. Que signifie être un homme aujourd’hui ? Comment la virilité a-t-elle façonné leur image, leurs comportements et leurs relations aux autres ? Quelles attentes ont pesé sur eux, et à travers quels codes et injonctions se sont-ils construits ?

LES NUAGES NE TOMBENT JAMAIS évoque la légèreté, l’évitement du conflit — avec soi-même, avec ses peurs — et le chemin vers l’acceptation. L’image du nuage renvoie au flottement, à une matière mouvante qui rassemble les émotions enfouies et les fragilités silencieuses. Leur exploration devient une marche aérienne, suspendue entre tension et abandon.

Derrière ce calme apparent se cachent pourtant la tempête, la pluie et le chaos : une dualité constante entre l’intérieur et l’extérieur, l’introspection et le paraître, la force et la faiblesse, la virilité et la vulnérabilité.

Dans ce spectacle, les artistes cherchent à construire un imaginaire commun à partir de leurs récits intimes. Ils partagent leurs expériences personnelles, nourries par leur rapport à la masculinité et par les témoignages qui les entourent.

« À un moment, un déclic s’est produit : une prise de conscience nourrie par des lectures, des podcasts et des échanges. Peu à peu, nous avons entrepris de déconstruire l’idéal de masculinité qui nous avait été imposé, même si ce cheminement reste en perpétuelle évolution et ne s’achèvera sans doute jamais. »

En tant qu’hommes blancs, cisgenres et relativement privilégiés, ils s’interrogent : comment grandir et évoluer en tant qu’hommes tout en construisant une relation saine et sincère à leur masculinité, sans perdre leur authenticité ?

Ce parcours les confronte à leurs peurs, à leurs hontes, mais aussi à leurs fragilités et à leurs fiertés. Le spectacle naît de cette introspection profondément personnelle. Il constitue une quête d’identité, une tentative de traduire sur scène leur expérience intime autour de la masculinité. Le mouvement devient alors le langage de cette recherche, jusqu’à ce que les deux interprètes semblent se fondre en une seule entité.

De cette fusion émerge une double lecture : celle de deux individualités qui se dévoilent peu à peu, mais aussi celle d’une créature née de l’union de leurs corps, comme une métamorphose.

« Dans certains contextes de notre enfance, nous avons ressenti le besoin de nous taire, de nous effacer. Comme beaucoup d’adolescents, il nous a été difficile de trouver notre place dans la société, d’être acceptés et surtout validés. Nous avons joué un rôle, porté un masque ; avec le recul, nous réalisons que nous n’étions pas réellement nous-mêmes. La pression sociale a engendré en nous une profonde frustration, une énergie contenue, presque une rage, que nous n’avons jamais réussi à libérer. Montrer notre sensibilité était déjà un défi ; exposer notre vulnérabilité l’était davantage encore. »

De cette répression est né un monstre intérieur, fait de colère et d’incompréhension. Une force bouillonnante, traversée par un désir d’explosion et de transformation, cherchant à se libérer à travers les corps.

La réflexion autour de la masculinité devient ici un processus sans fin, en constante évolution. Dans cette quête perpétuelle, les artistes explorent une identité mouvante, à la fois personnelle et collective. La marche devient alors le symbole de cette continuité : un geste simple, universel, qui incarne la recherche, l’avancée et la transformation.

COMPAGNIE LES OISEAUX PERCHES

Les Oiseaux Perchés est une plateforme artistique fondée en 2020 par Julien Rossin, qui invite ensuite Luah Marques à rejoindre l’aventure afin de co-diriger cette initiative collective.

La compagnie naît d’une volonté d’inclusion, de partage et d’expérimentation, en développant des collaborations constantes avec des artistes issus de disciplines variées. Cette démarche s’appuie sur la conviction profonde que la création se construit collectivement, dans une dynamique durable laissant une empreinte commune.

Les Oiseaux Perchés rassemblent ainsi une communauté d’artistes audacieux, portée par un public engagé, où chaque rencontre et chaque interaction prennent pleinement sens.

La compagnie bénéficie du soutien de la Ville de Marseille, de la DRAC Région Sud, de Klap Maison pour la danse, du Festival de Marseille ainsi que du Pôle 164.

CAFEDANSE

Spectacle : Sounds

Sounds est une pièce énergique et puissante. Entre rituel de passage et danse tribale, elle nous emporte dans un univers empreint de racines afro-américaines.

Chorégraphie : Audrey Lièvremont inspirée de « Final Sounds » chorégraphié par Robert Battle
Distribution : André Laura, Borel Cléo, Duval Carla,  Fouques Coralie, Gassin Ivana, Moyon Lilou, Pourcelly Jade.
Musique : Les Tambours du Bronx « Aktivator Vas » « Ceremony of passage »
Durée : 7 minutes

 

Spectacle : Sonal

Initialement créée pour 3 danseuses puis réécrite pour 12 interprètes, cette pièce aborde la vie en communauté et les relations humaines dans un espace intime : le salon. Ce lieu où l’on se rencontre, où l’on discute, débat, se dispute, s’endort. Un espace des plus communs où les vies se croisent, s’enlacent et se lassent, s’entrechoquent et résonnent entre elles. Parfois avec humour, parfois plus sérieusement les personnages traversent une soirée, épaulés par les meubles environnants.

Chorégraphie : Di Sarno Giorgia – Métairie Juliette

Distribution : André laura, Benborhoum Eden, Borel Cléo, Duval Carla, Gassin Ivana, Granoux Malo, Guedj Eloïse, Hagues Juline, Moyon Lilou, Pourcelly Jade, Raguséo Maéva.
Musique : Talabout de Stavroz ; – inversion 2018 remastered de Ursula Bogner; – dislocated thumbs pt.1 de Cristobal Tapia de Veer ; Visit d’Agoria et Jacques ; J’en ai marre d’Hugues Le bars ;  Fear of floating de Daniel Thorne.
Durée : 20 minutes

 

Jeune Ballet du CAFEDANSE

La formation « Jeunes Danseurs Interprètes » du Cafedanse est née en 2020, à l’initiative de Nicole-Claire Perreau. Pensée comme un espace d’exigence, de transmission et de création, cette formation s’inscrit dans une démarche ouverte aux esthétiques actuelles et contemporaines, tout en restant attentive à la diversité des écritures chorégraphiques.

Elle a pour ambition d’accompagner de jeunes danseurs et danseuses dans le développement de leur technique, de leur présence scénique et de leur sens artistique. À travers un travail régulier et immersif, les interprètes sont invités à approfondir leur rapport au mouvement, à l’improvisation et à la créativité.

La rencontre avec différents chorégraphes et pédagogues de renom constitue un axe essentiel de la formation. Ces échanges permettent aux élèves de découvrir des univers artistiques variés, d’enrichir leur langage corporel et d’affiner leur identité d’interprète.

La formation favorise également l’expérience de la scène, la dimension collective du travail artistique et la sensibilisation aux réalités du milieu professionnel. Elle encourage chaque jeune danseur(se) à développer une expression personnelle sincère, portée par l’engagement, la curiosité et l’exigence artistique.